Le témoignage d’éclampsie à 25 semaines de Stéphanie

Il y a 7 mois, loin de chez elle, lors d’un voyage autorisé par ses médecins malgré des signes inquiétants de pré-éclampsie, Stéphanie a donné naissance à sa fille à 25 semaines de grossesse, dans des circonstances traumatisantes. Souffrant d’éclampsie, Stéphanie a senti que la vie de son bébé, ainsi que la sienne, étaient en danger.

Heureusement, elles ont toutes les deux survécu à ces événements traumatisants et leur vie a commencé en tant que nouvelle famille.

Depuis cette naissance prématurée, sa petite fille a dû faire face à de nombreuses épreuves, avec déjà dix opérations, et elle est actuellement hospitalisée pour se remettre d’une infection de type méningite.

Stéphanie fait preuve d’un courage immense face à ces épreuves, alors qu’elle essaie de comprendre tout ce qui se passe et se bat pour rester forte pour sa petite fille.

Nous envoyons toutes nos pensées à Stéphanie et à sa famille pendant cette période difficile. 💗

 💗 Le témoignage de Stéphanie  💗

J’étais enceinte il y a encore trois mois et demi… je ne le suis plus.

Ma sage-femme m’avait autorisée à prendre l’avion. Notre bébé était prévu pour le 3 décembre 2025. J’avais eu une échographie le 14/08/25 pour voir notre fille, vérifier comment elle allait, et nous avions pris l’avion le 17/08/25.

Mais avant tout ça, il y avait eu plusieurs signaux qui m’alertaient : Protéines dans les urines qui augmentaient chaque mois, tension qui montait elle aussi, notre petite annoncée plus petite que la moyenne, un fémur plus court d’1 mm… Nous avons dû consulter un gynécologue spécialisé, et même lui, avec tout mon dossier sous les yeux, trouvait que tout allait bien. Je gonflais à vue d’œil et ma glycémie était basse.

Une amie avait déjà fait une pré-éclampsie, donc je savais un peu à quoi faire attention. Avant de partir prendre l’avion, j’avais dit au papa de ma fille :

« Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le pressentiment que je vais faire une pré-éclampsie… »

Tout me disait « alerte pré-éclampsie ». Et c’est arrivé le 27/08/2025, au Portugal.

Une nuit entière avec une douleur terrible au crâne. Je vomissais énormément, j’avais mal, j’avais la vue trouble. Je me suis levée pour aller aux toilettes — je ne sais même pas comment. Puis la première crise d’épilepsie. Assise dans le salon, j’ai dit à mon chéri : « Regarde, je tremble, ça ne va pas… » Puis plus aucun souvenir.

Mon chéri m’a raconté que j’avais fait trois crises d’épilepsie : une à la maison, une avec les pompiers, et une à l’hôpital. Le placenta décollait, ma tension était à 24. J’ai perdu beaucoup de sang. J’étais en train de perdre mon utérus, de perdre ma fille… Ils m’ont plongée dans le coma. J’y suis restée quatre jours.

Je me suis réveillée en panique. Je cherchais mon bébé, comme si je savais déjà ce qu’il s’était passé.

Elle était née, et déjà en train de souffrir, de se battre pour vivre.

J’ai été séparée d’elle.

Aujourd’hui Stéphanie nous a confié que le médecin ne pensait pas qu’elles passeraient la nuit toutes les deux.

Les médecins avaient dit à son conjoint qu’il était possible qu’aucune des deux ne tienne le coup. Depuis, elle explique, son mari subir — et continue de subir — une énorme pression : en reprenant le travail, il est stressé tous les jours, avec la peur qu’il arrive encore quelque chose à toutes les deux.

Toutes nos pensées accompagnent Stéphanie et sa famille alors qu’ils traversent cette période difficile.

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