En octobre 2022, Laurie nous a confié son histoire et le drame bouleversant qu’a été la perte de sa fille, Alissa à 28 SA des suites d’une pré-éclampsie sévère. Aujourd’hui, c’est avec une immense émotion que nous partageons la suite de son parcours — une suite porteuse d’espoir et marquée par un dénouement heureux.Le chemin a été semé d’épreuves. Mais quatre ans après la perte de sa fille, Laurie accueille sa deuxième fille, Julia, en pleine santé, sans récidive de pré-éclampsie.Dans ce témoignage bouleversant, Laurie nous livre son parcours avec sincérité et adresse un message fort à toutes les familles qui traversent ces épreuves : « L’humain est rempli de ressources. Il faut continuer à se battre. »
Alissa, ma force – Julia, ma victoireDeuil périnatal, parcours PMA et pré-éclampsie : l’histoire d’un combat, d’un amour inébranlable et d’un espoir retrouvé.
❤️ Un message d’espoir, de courage et de résilience ❤️
Témoignage de Laurie
Il y a quelques années, je partageais mon histoire le jour du deuil périnatal.
Le 23 juillet 2020, j’ai mis au monde, sans un bruit, une belle étoile au doux prénom d’Alissa. À 28 SA, la pré-éclampsie m’a volé ma fille, me laissant la vie sauve.
Cette grossesse avait commencé grâce à la PMA, un parcours déjà semé d’embûches… Mais la pré-éclampsie, maladie vicieuse, n’a laissé aucune chance à mon petit ange.Mon conjoint et moi avons entamé notre phase de deuil, avec des étapes et des émotions différentes pour chacun. Nous sommes restés soudés et unis, comme nous l’avions promis à notre fille Alissa. Elle est et restera toujours notre force face à n’importe quel obstacle, car même si elle n’est pas physiquement là, elle vit en nous et y restera pour toujours.
Les jours passent, on survit… puis, petit à petit, on réapprend à vivre. Avec encore des épreuves, mais aussi de belles étapes.Un an et demi après la perte d’Alissa, je perds mon papa : encore un coup dur, qui nous rappelle à quel point la vie est fragile… mais qu’elle doit être vécue à 100 %.
En juin 2023, trois ans après la perte d’Alissa, son papa et moi célébrons notre mariage. Une journée heureuse, remplie de pensées et d’hommages à notre jolie étoile.Pendant ces trois années, nous avons poursuivi les FIV… de véritables échecs qui m’ont parfois donné envie de tout arrêter.Puis, en novembre 2023, trois semaines avant notre voyage de noces, la FIV fonctionne enfin. Nous partons sans prise de tête : si ça tient, tant mieux, sinon ce sera le destin.
Le 24 décembre 2023, nous annonçons la bonne nouvelle à nos parents : un vrai cadeau de Noël… mais qui restera éphémère dans notre cœur jusqu’à la naissance.La grossesse commence, remplie de doutes et de surveillance, mais nous faisons tout pour qu’elle soit la plus « normale » possible.Je décide de changer de praticien pour le suivi : je veux faire différemment, même si je sais que j’accoucherai au même endroit.
Dès le début, je suis sous Aspégic et je commence rapidement les prises de tension, trois fois par jour. Je déteste ce tensiomètre… mais il sera mon meilleur allié tout au long de la grossesse (après mon mari, évidemment !).Le stade des 28 SA est difficile émotionnellement… mais il passe. Ensuite, la surveillance devient hebdomadaire à l’hôpital : analyse d’urine, tension, monitoring. La fatigue se faisant sentir, une sage-femme vient à domicile. Elle est douce et rassurante, et chaque examen devient un soulagement : toujours aucune trace de pré-éclampsie.
Finalement, deux jours après terme, le 17 août 2024, je donne naissance à une seconde petite fille en pleine santé : Julia, avec pour deuxième prénom Laurie (comme sa maman) et pour troisième prénom Alissa (comme sa grande sœur).Une grossesse sans aucune récidive ! Le parcours PMA a été long et difficile, mais la pré-éclampsie n’a pas montré le bout de son nez.Ce combat, je l’ai gagné grâce à mon mari et aussi à Alissa, en qui j’ai puisé toute ma force pour lui offrir une petite sœur.
J’espère que mon témoignage redonnera de l’espoir, car même si le combat est difficile physiquement et psychologiquement, il faut continuer à se battre ! La vie doit être vécue à fond. Personne ne pourra vraiment comprendre, car personne n’est à votre place.
Mesdames, Messieurs, soyez forts ! L’être humain regorge de ressources.
Et n’oublions pas les papas, qui portent eux aussi le deuil ou les conséquences de cette maladie, même sans avoir porté leur enfant.
Je suis fière de pouvoir dire aujourd’hui que j’ai donné la vie. Mais au fond, mon cœur continuera toujours de saigner et mes larmes de couler…Simplement, aujourd’hui, j’écris un nouveau chapitre du livre de ma vie.— Laurie